Accepter et traiter le WAF (Woman Acceptance Factor)

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Accepter et traiter le WAF (Woman Acceptance Factor)
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Mon profil : Ingénieur mécanique de formation, curieux de tout et de ce que peuvent apporter les technologies, mais incapable de réaliser une ligne de code

Mon histoire ou plutôt mon aventure :

Accepter et traiter le WAF

Aujourd’hui on trouve un grand nombre de produits permettant de réaliser une domotique que je qualifierais de Geek, exploitant Internet et les capacités des téléphones portables et des tablettes. Il y a 6 ans déjà, Je suis parti bille en tète sur ce principe. Je me suis fait rapidement rappeler a l’ordre par la contrainte première de toute domotique, respecter le WAF (Woman Acceptance Factor), c’est-à-dire votre adorée qui habite dans la même maison que vous. On ne peut réaliser une domotique Geek que quand on est célibataire !

Je ne suis pas un informaticien du tout, du tout. Je ne sais pas traiter une ligne de code, bon c’est dit et redit, mais ce ne devrait pas m’empêcher d’y arriver, avec de la volonté. Ensuite ma maison est typique des années 70 avec un manque cruel de points lumineux mais surtout de points de commande. Un point lumineux par pièce et à chaque point lumineux un seul et unique interrupteur mécanique. Le reste des lampes et lampadaires sont ajoutés sur des prises. Un thermostat placé au mauvais endroit et un chauffage monolithique, une chaine stéréo à l’ancienne avec sa banque de CD qui prend une place folle …. Bref un confort rudimentaire et très courant encore aujourd’hui. En dernier point, je ne voulais pas engager des fonds importants et je voulais trouver une solution et des composants compatibles avec mon incompétence et dans une gamme de produits aux prix abordables.

Je voulais absolument mettre une domotique, un rêve à concrétiser

J’ai donc commencé par une Box Fibaro et des modules muraux ZWave. Mais en fin de compte je ne faisais que mettre des modules encastrés derrière les interrupteurs mécaniques déjà présents. Super ! Je pouvais commander les lumières de mon Smartphone et réaliser quelques scènes, avoir une information de température complémentaire et, en ayant mis un Œil Fibaro, obtenu une détection de présence …. Que du pur Geek … et de très gros commentaires très peu favorables à cette installation sans aucun intérêt pour le WAF car n’ayant pas fait évoluer grand chose.

Mais ne lâchons rien et continuons …

Cette exigence du WAF est simple ; pas de changement (dirons-nous dans l’apparence de la maison et son usage) mais du plus (c’est le décodage féminin complexe que nous devons faire) ! Donc ici javais bien compris, avoir un principe de commande, les interrupteurs de type équivalent mécanique, plus nombreux et surtout mieux placés, mais des interrupteurs quand même. Faire cela sur des murs sans alimentations électriques oblige à prendre des modules sans fil. Il n’existait alors que quelques télécommandes Zwave, pas d’interrupteurs a vraiment parler. J’ai habillé ces télécommandes pour leur donner un aspect moins gadget. Il y a encore 2 ans, il n’y avait que cela de disponible. Et voila, le tour est joué et ça marche…… OUF.

Mais erreur. Dans cette architecture, tout repose sur la BOX domotique, à ce moment la une ZIPATO pour avoir le module Alarme. Je croyais enfin maitriser la domotique. Et patatras. Un bug ou un problème de la Box et vous avez toute votre petite famille quasi en blackout, dans le noir, quasi toujours quand vous êtes en déplacement, merci Murphy. Vive les lampes de poche, mais quel savon au retour. C’est sans parler de « ca ne marche plus encore ici » simplement parce que les piles sur une télécommande ZWave en sans fil tiens rarement plus de 3 mois. Donc encore très déçu, prêt à abandonner la domotique. La seule chose qui avait bien passé le WAF était le système SONOS, très agréable, ergonomique et surtout très fiable.

Réfléchissons différemment

Il fallait résoudre deux critères clefs pour réussir l’évolution de la dernière chance et ne plus paraitre ridicule. Il fallait concevoir une architecture technique établissant une solution :

  • Qui ne dépende pas entièrement de la Box domotique, c’est-à-dire un système non totalement centralisé.
  • Des interrupteurs qui soient sans fil mais surtout si possible sans pile ou sur une autre énergie qui dure longtemps.

Merci à NODON d’avoir lancé une gamme d’interrupteurs muraux EnOcean, sans pile et sans fil, avec en particulier des interrupteurs muraux qui ressemblent enfin à des interrupteurs de type mécanique, mais aussi des capteurs sur énergie solaire et une famille de modules à encastrer et en prise à l’équivalent du Zwave. Ensuite, et récemment, TRIO2SYS a complété cela avec ses mêmes mécanismes EnOcean sur des interrupteurs muraux ayant une esthétique LEGRAND Celiane ou Schneider Odace.

Mais l’intérêt d’EnOcean n’est pas sur la gamme des habillages, mais en premier sur le fonctionnement du protocole :

EnOcean est un protocole simple. Il n’a pas besoin d’un pont central de coordination et de gestion. Chaque équipement fonctionne par des appairages « Direct » entre eux. Une lampe, par le module de puissance, peut être commandée donc en direct sur une association avec 1, 2 ou 3 interrupteurs muraux.

Mais, de même, Il est aussi possible d’appairer chaque interrupteur et chaque module avec la Box domotique, sans aucun conflits.

Voir la figure1 EnOcean Base

Cette structure des appairages multiples n’est pas réalisable avec le protocole Zwave ou du Zigbee qui passe par des associations et une structure de maillage complexe.

Cet appairage multiple du protocole EnOcean permet de réaliser :

  • Une première couche, la couche basse ou direct, pour la gestion des éclairages (mais aussi d’autres équipements), couche très fiable, rapide et donc totalement indépendante de la box domotique. On pourrait quais faire une domotique de base que comme cela.
  • Une seconde couche, la couche médiane de gestion, établie sur les interrupteurs et capteurs, parfois dédiés, pour lancer des scènes qui sont alors engagées via la Box domotique
  • Une troisième couche, la couche haute, établie pour les Smartphone ou tablette, via la box domotique pour établir de nouvelles commandes qui sont elles aussi engagées via la Box domotique et qui exploite la puissance du Web.

Nota : EnOcean n’est pas un réseau maillé et cela pourrait être rédhibitoire pour la couverture d’un habitat étendue. Heureusement il y a la fonction de répéteur de niveaux 1 et 2, fonction qui assure la transmission des signaux locaux vers la Box vi a les modules EnOcean encastrés. Ma maison fait 4 étages et je n’ai aucuns soucis de réception et de transmission des commandes EnOcean sur la Box, maintenant une JEEDOM. (A chaque tentative une nouvelle box)

Cette architecture fonctionne parfaitement bien. Si la box domotique ne fonctionne pas, il est possible encore de commander toutes les lumières de la maison (s’applique aussi aux volets et tout autre équipement critique pour la vie quotidienne). Bien sur il n’y a plus de scènes, plus d’automatismes et autres fonctions avancées que la box réalise. Mais plus de black out et des interrupteurs en plus sans fil et sans pile qui ne sont plus un risque opérationnel.
Ainsi et enfin a été résolu le WAF.

Il faut encore néanmoins réaliser l’intégration globale pour faire un plus sur le fonctionnement de l’habitat, une vraie domotique de Geek et WAF compatible !!!. Par exemple, avoir un bouton d’interrupteur dit « Départ » ou « Arrivée » de la Maison ». Cet interrupteur « Départ » permet d’éteindre toutes les lumières, de baisser le thermostat en réduit sous la condition qu’il n’y a plus personne avec une validation toutes les heures via les détecteurs de présence, qui alerte si une fenêtre ou porte est restée ouverte, qui arrête les SONOS, etc. C’est la raison de mon choix pour la solution JEEDOM et ses Plugin.

JEEDOM est extraordinaire pour son ouverture sur les différents protocoles et les intégrations des produits en Wifi ou en API extérieure via des services Web. J’ai donc installé un thermostat Netatmo, intégré l’arrosage automatique GreenIQ, agrandi mon système Sonos, système son Multi room que vous connaissez j’espère. Le tout s’intègre parfaitement et via JEEDOM. Je n’ai qu’une unique interface Web pour toutes la maison, très bon travail de JEEDOM sur leur APP Mobile (pas simple mais pas besoin d’écrire une ligne de code).

Voir Figure2 Globale

On essaye un cran plus loin ?

La seule frustration avec JEEDOM est aujourd’hui son incapacité à fournir une solution sur des commandes vocales de type ALEXA ou Google Home. Mais soyons astucieux et trouvons un palliatif à ce manque. JEEDOM supporte très bien le pont Philips HUE. Philips HUE a un Skill ALEXA qui fonctionne très bien (Attention aux sémantiques des dénominations pour éviter les doublons). Au sein de quelques circuits de lumière, tous sous EnOcean, j’ai positionné une lampe HUE. Par exemple, le plan de travail de la cuisine est constitué de 5 lampes de type dichroïques LED en plafonnier. Cet ensemble est commandé par un module encastré EnOcean. J’ai remplacé une de ces lampes par une lampe HUE, elle alimentée en permanence bien sur. Cette lampe HUE, au sein de JEEDOM est associée à une scène qui la suit et qui lance la commande de On ou de OFF sur le module EnOcean. Idem pour l’état du module EnOcean de ces lampes qui lance une scène JEEDOM sur la lampe HUE pour allumer ou éteindre cette lampe HUE insérée. Comme cela, je peux commander ces lampes soit par les interrupteurs muraux ENOcean, soit pars les scènes, soit par une commande vocale ALEXA. J’ai appliqué ce principe sur une lampe au moins de chacune des pièces principales, incluant le jardin. Je peux maintenant aussi commander à la voix la maison. J’exploite même la commande imposée par Philips HUE « toutes les lampes » pour allumer ou éteindre à la voix toute la maison en une seule commande !

Le thermostat Netatmo et Sonos ont des Skill ALEXA. C’est maintenant toute la configuration de la maison qui est sous commande vocale ALEXA, alors que JEEDOM ne le permet pas. En ayant fait cela j’ai marqué des points WAF à la tonne, la voix c’est si simple. La réception de la voix est faite par une enceinte SONOS One au rez-de-chaussée et un Echo Spot à l’étage…….

Conclusion

J’ai mis du temps à comprendre et faire des choix techniques pour construire la validation du WAF. On tombe, on se relève et l’on apprend à marcher pour réaliser une domotique finalement simple, peu onéreuse, techniquement abordable et sans vraies connaissances de l’informatique.

Mon seul constat, et je leur en veux un peu, les Geek ont la parole sur tous les forums. C’est leur passion, mais ca défavorise la domotique qui devrait être simple et accessible à tout le monde. J’en profite pour remercier JEEDOM de leur produit et support.

En espérant que cet article vous sera utile. Je vous partage mon expérience, mes souffrances, mon approche pour faire une domotique conviviale et surtout fiable. Avec cette approche, je n’ai pas réalisé de saignées, juste des dérivations de puissance. Sur un premier visuel, la maison est une maison normale, avec des interrupteurs muraux qui ressemblent à ceux de tout le monde, qui ont la même esthétique que les prises et POURTANT DERRIERE C’EST UN PEU BEAUCOUP GEEK, OUF, bien sur 2 tablettes LENOVA Yoga pour tout usage sur Internet et lancer des commandes JEEDOM, un peu parfois quand même !

Configuration :

• Box JEEDOM avec adaptateur EnOcean
• Nombre de clavier EnOcean (Trio2sys) : 17
• Nombre de modules ou prises EnOcean : 10
• Nombre de capteurs de températures EnOcean : 3
• Nombre de capteurs d’ouverture de porte EnOcean : 2
• Nombre de capteurs de présence EnOcean : 2
• Nombre de lampes Philips HUE : 5
• Thermostat : Netatmo
• Système son Multi Room Sonos : 3 dont un Sonos One
• Nombre de système ALEXA : 2 (Sonos One et un Echo spot)
• Arrosage automatique : GreenIQ

A part les SONOS et le JEEDOM qui été configuré sur une plateforme un peu plus puissante par un amis informaticien, tout a été acheté chez Domadoo, la aussi merci a Domadoo de cette distribution éclectique de produits domotiques et de son Forum.


#2

C’est tellement vrai …


#3

Il faudrait que toutes les marques utilisent le même protocole de communication afin de rendre tout interopérable (Un peu à la manière des caméras avec le protocole ONVIF).
Si c’était le cas, il serait tellement simple d’intégrer des nouveaux appareils et de créer des scénarios…
Peut-être qu’un jour cela arrivera :wink: